Le Front National a toujours su s'imposer médiatiquement, que ce soit en maintenant systématiquement le "suspense" pour les 500 signatures pour la campagne présidentielle, ou par des coups médiatiques en tenant des propos chocs excitant l'information. Le FN, que ce soit avec le père ou la fille, a su donc user d'un langage médiatique choc: quoi de mieux par exemple que la chanson pour tourner en dérision?
Marine et Jean-Marie: des méthodes similaires de communication
Chacun à sa façon a su marquer les médias, utilisant le verbe pour haranguer les foules. C'est ainsi qu'au perchoir de l'Assemblée Nationale JMLP s'exprimait ainsi:
La confiance, ça ne s’écrit pas, et ça ne se décrit pas. Ça se ressent. On a, ou on n'a pas confiance. Monsieur le Premier Ministre, je n'ai pas confiance!
Mais sa fille a également su abandonner un aspect particulier de la communication de JM Le Pen: les propos non plus chocs mais chocants, dont la presse s'est emparée et qui a décridibilisé l'image du Front National. Avec Marine, plus de "détail", plus de mauvais jeux de mots avec Mr "Durafour crématoire". Sans renier l'historique de son parti, et "assumant tout" elle réoriente légerement l'image médiatique.
Mais elle n'a pourtant pas abandonné une arme médiatique de choix : la dénonciation d' une victimisation par les médias. Le Front National, sachant si bien s'illustrer par les médias, sait également devenir la pauvre victime d'un système.
Le FN sait se faire la victime des médias, allant jusqu'à dénoncer un complot...