Un an avant l'élection de 2012, François Hollande pouvait-il imaginer la gravité des attaques que pourtant il attendait ?
Son pessimisme s'est avéré être réaliste...
Hollande confiait cette semaine au Nouvel Observateur que les médias "s'useront avant moi", mais la vague déférlante contre lui ne semble pas prête de s'arrêter, tant le choc fut douloureux entre la ferveur de la campagne et la réalité de la situation. La campagne même fut à l'image de ce début de présidence: en décalage avec la réalité, éloignée et désinteressée de la crise et de l'Europe. Alors qu' en septembre JM Ayrault promettait de ne pas augmenter la TVA, il a annoncé cette semaine une augmentation de cette dernière. Cette augmentation présente d'ailleurs de grandes similitudes avec la "TVA sociale" de Nicolas Sarkozy (même si l'on peut nuancer cette ressemblance), ensuite renommée TVA antidélocalisation, et l'on peut rappeler que la question de la compétitivité était un des thèmes phares de sa campagne.
Dans cette situation Hollande essuie donc toutes les critiques. Cette attaque envers François Mitterrand par Jacques Chirac en 1985 résume bien à elle seule 4 semaine d'agitation politico-médiatique...
Des parallèles historiques qui portent à la réflexion